Bonjour a tous !
Vous n'êtes pas sans savoir, que les citoyens genevois seront bientôt rappelés aux urnes pour élire leur conseil administratif, et qu'il se trouve, que, j'en fais partie. Permettez moi de faire par la présente, quelques remarques à se sujet :
- Les petits partis sont passés sous silence ; a croire, que si l'on est petit, on ne peut pas avoir d'idées. La démocratie est-elle une valeur élitiste ?
- On ne connais rien, ou si peut de choses sur les candidats et sur leur programme politique. Demande-t-on aux genevois de signer un contrat en blanc à leurs futures élus ?
- Aucun vrai débat d'idées, aucun débat participatif ( a croire que nos futurs élus estiment que les genevois ne sont pas concernés par la politique de leur canton) , mais des questions stéréotypées.
- Imagination ? zéro. Audace ? zéro. Ambitions ? Peut-être personnelle pour l'égo de certains candidats et financière pour les « sponsor » de leur parti.
- Programme sur le long terme ? Un grand vide sidéral.
Tous nous parlent d'économies ; mais économies pour qui ? Sur le dos de qui ? Pour le bénéfice de qui ? Nous sommes une des ville les plus riche du monde. Que nous faut-il de plus ? Plus d' « avoir », ou plus d' « être » ? Car si nous sommes dans le peloton de tête des privilégiés de cette planète, nous le sommes malheureusement aussi dans la catégorie « suicides et dépressions ».
On nous parle de politique de transport ; tous tentent a privilégier les transports publics ; c'est très bien dans le fond, mais dans la forme, qu'en est-il réellement ? Des chantiers sans fin qui paralysent la fluidité du trafic en ville. Aux heures de pointes ( et même bien au-delà), des milliers de voitures bloquées dans des embouteillages avec des moteurs qui tournent au ralenti. Est-ce là une façon de lutter efficacement contre la pollution ? Nous avons des entreprises de construction mondialement connues, capables de construire des barrages monstrueux aux quatre coins de la planète. Sont elles incapable de réaliser en temps et en heure l'aménagement d'une rue de Genève. Un exemple concret ? La rue des Pâquis. Je connais bien le problème, j'y vis depuis trente ans. Il aura fallu pas moins de six ans pour la réaménager, transformant du coup tout le quartier en véritable labyrinthe. Rien que le trottoir sous mes fenêtre a été monté et démonté quatre fois sur la durée du chantier. On dit avec humour que c'est normal ; on ouvre une première fois pour l'eau, une seconde pour le gaz, une troisième pour l'électricité et une quatrième pour aller rechercher les lunettes de l'architecte. Quant je pense qu'en Russie, le même chantier s'effectue en quatre mois. Quant au coût de l'opération, n'en parlons même pas ; comme pour la plupart des chantier du domaine publique, entre le devis et la facture finale il y a un gouffre que, nous autres, simples citoyens lambda devront combler avec nos impôts. Quant donc seront appliqué au domaine public, les mêmes principes que dans le privé ? Limitation des dépassement de devis à 10% après justification du dépassement des coûts. Amendes pour dépassement des délais.
De tout cela, nos futurs élus ne parlent pas, car, tout le monde le sait sans jamais oser le dire, les grands partis politiques sont en mains de lobbies et de groupes d'intérêts qui financent les campagnes dans l'attente de retour sur intérêts.
Toute cette campagne aura été menée sur des thèmes pré-formatés et aucun de nos candidats n'aura souligné la possibilité d'interconnections entre les différents problèmes pour apporter des solutions. Exemples : sécurité et éducation, économie, chômage avec développement durable et aménagement du territoire. En prenant les problèmes dans leur globalité, on trouve de solutions en cascades ; il suffit pour cela d'un peu d'imagination, d'audace et de volonté politique. Malheureusement, cette campagne brille par l'absence de charisme de ses candidats et nous avons plus l'impression de participer a l'élection des futurs candidats de la « star académie » qu'à l'élection des futurs « sages » de notre canton, a la différence prêt, que ceux-là, une fois installés au « château », on ne pourra pas les faire dégager la semaine suivante. La meilleur preuve du manque d'intérêt qu'ils apportent au peuple genevois, c'est la faiblesse du taux de participation.
Tout cela est bien intéressant, mais il y a beaucoup plus grave à mes yeux ; je m'explique.
Pour moi, un homme politique digne de se nom doit se comporter comme le capitaine d'un navire ; s'il veut que son vaisseau, son équipage et ses passager arrivent à bon port, il doit anticiper les caprices de la mer pour être apte a y faire face. Or, nous ne pouvons ignorer à l'heure actuelle, les transformation radicales qui attendent notre monde dans un avenir très proche (économiques, démographiques, écologiques, sociologiques,etc...) ; nous devons nous y préparer dès maintenant ; dans quatre ans, il sera trop tard, nous nous retrouverons face a des problématiques qui nécessiteront des solutions drastiques et non négociables, menées dans l'urgence, donc impopulaires, alors que si nous nous y mettons tous, dès maintenant, nous pouvons y parvenir même de façon agréable (la encore, il suffit d'un peu d'imagination). Quant tous le monde s'aide, personne ne se crève.
Sans chercher a faire du catastrophisme, je tiens quant même a rappeler qu'après les récent rapports de Paris et de Bruxelles, les plus grand scientifiques de la planète sont arrivés d'un commun accord aux conclusions suivantes :
2010, 50 millions de réfugier climatiques ; estimation pour 2050 250 millions.
2050, 1 500 000 km2 de surfaces habitables auront disparu sous les eaux et les déserts. Dans le même temps, la population terrestre sera passé des 7 « petit » milliards à l'heure actuelle à, estimation entre 8,5 et 9,2 milliards, dont une bonne moitié n'aura pas accès à l'eau potable, le tout accompagné bien évidemment de grandes famines dues aux sécheresses, aux inondations et a une carence grandissante en matière de pêche due a la raréfaction des espèces causée par la montées des eaux, leur réchauffement, la destruction des massifs coralliens (qui sont de véritables « nids » pour bien des espèces et qui, en disparaissant, mettent en péril la chaîne alimentaire des espèces marines, donc de l'homme qui est au bout de cette chaîne. En quinze ans, les massifs coralliens des Antilles sont déjà mort à hauteur de 25 à 50% selon les endroits).
D'ici 30 ans, les prévisions pour de mortalités dues aux canicules estivales dans des grandes villes tel que Paris ou New York sont de 43 à 47 fois supérieurs aux moyennes actuelles.
2070, le Bangladesh pratiquement disparu, pareil pour les îles Maldives, de même, que, plus près de nous, un tiers des Pays Bas.
Une ville comme New York a mis en place une simulation informatique pour voir comment elle réagirait face à un cyclone de force 4 (vents de 200km/h et plus), car, avec le réchauffement climatique, elle s'attend a devoir y faire face d'ici l'horizon 2040. Inutile de dire qu'avec ses grattes ciel et son réseau souterrain de métros et de gare, les résultats sont plus qu'inquiétants et que « Katerina » sur la Nouvelle Orléans ferait figure d'une petite brise à côté.
Je vous faits grâces des épidémies de malaria, dingue, choléra, de la disparition des forêts primaires des et autre feu de brousses.
Je pense que là, il n'y a pas besoin de faire preuve d'une imagination débordante pour tirer les conclusions qui s'imposent face à ces données :
Moins de surface habitable.
Plus de population.
Réchauffement généralisé de la planète (et des esprits).
Dégradation du biotope, tant terrestre que marin.
Pénurie de pétrole, mais aussi d'acier, de cuivre etc...
Dizaines, voir centaines de millions de personnes déplacées avec toutes les situations conflictuelles que cela va entrainer.
Si l'humanité toute entière voulait vivre au niveau des nations européennes, nord américaines ou japonaise, il nous faudrait, à l'heure actuelle, 6,5 planètes Terre pour avoir les ressources nécessaires.
Toutes ces données sont accessibles sur internet ; elles sont extraite de la version « édulcorée » des rapports de Paris et de Bruxelles. Je dis bien la version « édulcorée », car, l'Amérique et la Chine on fait pression pour en atténuer les termes ; a croire, que selon eux, il vaut mieux vendre de Boeings et des Play station que de sauver l'humanité.
Désolé, je n'ai pas vu tout cela au travers d'une boule de cristal ; je ne suis pas Madame Soleil ; dans le cas présent, je serai plutôt Monsieur Désastre. On peut crier au catastrophisme ; on peut faire du négationnisme; on peut faire la politique de l'autruche, mais, l'autruche a beau se mettre la tête sous le sable, ça ne met pas pour autant son cul à l'abri.
Pensez-vous sincèrement que Genève ne subira pas les conséquences directes et indirectes de ces terribles changement qui attendent notre planète ?
Prenez un instant de calme. Imaginez vous avec 20 ans, 30 ans de plus ; vous, vos enfants, vos petits enfants peut-être a venir. Essayer d'imaginer quel peut être votre vie et celle de vos proches dans se nouveau monde en tenant comptes des différents points précédemment énumérés. Le résultat fait froid dans le dos ; n'est-ce pas ?
Maintenant, dans le même exercice, imaginez qu'elles sont les mesures a prendre dés aujourd'hui pour arriver a ces échéances de façon aussi agréables que possible et pour donner une chance à l'humanité de survivre. Voilà se que devrait faire tout homme politique « responsable », et se d'autant plus, que la plupart d'entre eux sont père ou mère de famille, voir grand-père ou grand-mère. Si vous parvenez a envisager des solutions concrètes, plausibles (sans passer par la case « guerres et gnénocides », alors, vous êtes un de ses capitaines digne de prendre des responsabilités politiques.
Malraux disait « Le XXI siècle sera spirituel, ou il ne sera pas ». Pouvait-il songer, au moment où il a écrit cette phrase, à quel point il avait raison ?
Genève est une ville internationale, de petite dimension tant par sa surface que par son nombre d'habitants, mais toutes les nations, les couleurs, les religions et les groupes ethniques y sont représentés. Qu'elle autre ville au monde peut se vanter d'être aussi représentative des peuples de la planète Terre que la notre ? mais la encore, aucun candidats n'utilise l'opportunité de l'internationalité de notre ville.
L'internationalité marche dans les deux sens ; il serait bon que nous prenions exemple sur se qu'il y a de mieux au delà de nos frontières pour le reproduire chez nous.
Utilisation des énergies renouvelables en Californie.
Fabrication de maison et de bâtiment écologiques en Californie toujours, mais aussi, plus prêt de chez nous à ...Lausanne. (bravo Monsieur Brélaz ; des comme vous, il en faudrait aussi de part chez nous. Les genevois ont beau se moquer de Lausanne en parlant de la capitale vaudoise comme d'un petit village de pêcheur au bord du lac de Genève. Quant on voit l'avance que prend Lausanne dans certain domaines, on se dit, qu'à se rythme, Genève fera bientôt figure de banlieue lausanoise).
Transport publique d'Amsterdam.
Système sociale des pays Nordiques, etc...etc...
Mon rêve serait, qu'en prenant compte de tout cela, nous fassions, tous ensemble, de Genève, un exemple à suivre pour le monde entier. Qu'elle devienne une vitrine de la société de demain en matière de qualité de vie, de développement durable, de symbiose entre les peuples et les générations. Que nous y implantions un Centre Mondial pour le développement durable, comme nous avons déjà l'ONU. L'OMM, le CICR ou le BIT. Tout cela vous paraît utopique ? Ne serait-il pas plutôt tant de laisser les rêveurs et les scientifiques gouverner le monde, parce qu'avec les politiciens et les hommes d'affaires, je suis désolé, mais le résultat n'est vraiment pas convainquant. Comme le disait De Gaulle « L'avenir de la nation ne doit pas se jouer autour de la corbeille », et nous savons aujourd'hui, que le pire ennemi du développement durable, c'est la recherche du bénéfice à court terme. Faut-il préférer la santé des dividendes à l'avenir de l'humanité ? On aura l'air malin a agoniser devant des coffres fort rempli de billets. Nous sommes, l'homo sapiens, espèce supérieur auto proclamée ; il serait grand temps de le prouver.
Désolé de ma petite « longue » lette un peu en vrac, mais je n'ai que très peu de temps en se dimanche pour vous écrire et je ne fais pas de la politique par « métier », mais dans l'espoir un peu fou de faire bouger le schmilblick dans le bon sens. Je suis le Bouffon de la République, je devrais normalement le limiter à prêter à rire, mais rien ne m'empêche de donner à réfléchir.
En vous remerciant par avance de votre attention car, j'ai constaté à mes dépends que nous vivions une démocratie élitiste qui ne donne qu'accessoirement la parole aux petits partis.
Olivier BRAWAND DIT « Tintin »
Le Bouffon de la République
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